Témoignages

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Dominique SENE


« L’arbre qui tombe dans la forêt fait plus de bruit que toute l’herbe qui pousse »

C’est sur ce proverbe, bien de chez nous, que je voulais à travers ces quelques lignes magnifier cette belle chaîne de solidarité, qui se vit chaque jour par ces actes concrets, entre l’Association Keur d’Afrique et les populations de la Communauté Rurale de Diarère au Sénégal.

Ce partenariat touche surtout les populations les plus démunies de la Communauté Rurale en leur favorisant l’accès aux services sociaux de base à savoir l’éducation, la santé, l’eau potable en passant par les actions de micro crédits et des périmètres maraîchers.

Aujourd’hui, je peux affirmer, sans risque de me tromper, que ce partenariat nous montre qu’un autre monde plus juste et plus solidaire est possible, et qu’on n’a souvent pas besoin de gros moyens matériels et financiers pour agir ; mais c’est avec de petits projets, à taille humaine, pensés et maîtrisables par les bénéficiaires à la base, que nous arriverons à un vrai développement, qui intègre l’homme dans toute sa globalité. L’année 2008, que nous venons de traverser et dont nous vivons aujourd’hui les conséquences, nous fait dire que si nous sommes arrivés à une telle catastrophe qui préoccupe tous les habitants de tous les continents, c’est que l’aspect «HUMAIN» était mis à l’écart du processus.

Nous vivons dans un monde où les hommes sont préoccupés par l’appât du gain qui est de gagner, gagner toujours plus, sans se préoccuper des autres. Cela doit nous interpeller pour une plus grande solidarité et générosité. Notre planète est un tout et nous tous, nous devons la parfaire. Keur d’Afrique
est en train de jouer sa partition même si, parfois, nous sommes inquiets devant l’énormité des besoins. Cela doit toujours nous encourager et nous y arriverons petit à petit ; et comme le dit un vieux sage «C’est une goutte, une petite goutte d’eau, mais si elle n’était pas, elle manquerait à la mer ». Ce proverbe nous encourage à être unis et à marcher main dans la main car, ensemble, nous pouvons faire beaucoup de choses.

Et pour conclure, je citerais cette phrase du nouveau Président des Etats-Unis, Barack OBAMA, lors de sa campagne électorale « Yes we can » ? «Oui nous pouvons ». Et moi je dirai : « Oui avec Keur Afrique et ses partenaires du Sénégal, nous pouvons contribuer à construire un autre monde plus juste et plus solidaire».

Dominique SENE, Directeur de Caritas, Kaolack


Marguerite NDOUR


Autrefois, nous les femmes de Bicole, on s’adonnait à d’autres activités comme la culture de champs collectifs et le pilage du mil pour les villageois qui le désiraient. La dernière activité était le décorticage des arachides. Cependant, toutes ces activités ne nous permettaient pas de gagner de l’argent, et beaucoup de femmes n’adhéraient pas à ces activités. Le projet maraîchage nous a permis de gagner plus d’argent : plus de 600 000 FCFA de recettes en 2008. Il nous a permis d’acquérir plus d’expérience en matière de maraîchage et de mieux nous organiser.

Toutes les femmes du village ont adhéré au groupement. L’argent gagné l’année passée nous a permis de clôturer l’ensemble du jardin, et d’augmenter les plants et les semis.

Marguerite NDOUR, Présidente du groupement féminin de maraîchage de Bicole


Soeur Anne Michel SARR


« Monsieur le Président de Keurdafrique,

../.. Permettez-moi tout simplement de vous dire merci pour votre action dans ma communauté rurale. Je suis de Sobème et si nous avons de l’eau courante aujourd’hui à la maison c’est grâce à la générosité conjuguée de tant de personnes qui se donnent dans l’anonymat pour le bien être de tant de populations sénégalaises.

Beaucoup d’enfants bénéficient du collège de Bicole et de Diarrère. Etudier dans de bonnes conditions et pouvoir regagner le domicile familial après les cours est un grand atout pour la réussite des enfants et des adultes, surtout des personnes âgées qui jouissent de la présence des petits. Sentir qu’il y a des gens qui mènent le combat contre la pauvreté, m’encourage beaucoup dans ce que je suis appelée, par vocation à pratiquer, car je suis religieuse. C’est en parcourant la région de Fatick que je suis tombée sur votre site. J’ai aussi lu la lettre n° 3 de 2008. Mais je savais déjà que des Européens agissaient sur le terrain, grâce à Monsieur Dominique Sène. Avec tous mes encouragements, je vous renouvelle toute ma gratitude en attendant le jour où nos chemins se croiseront. »

Soeur Anne Michel SARR (reproduit avec son autorisation)


J’ai vu votre site avec l’action que vous menez au Sénégal. J’adore… Je vous dis merci au nom de mon pays ! Ousmane DIAGNE, Etudiant M2 SIR Apprentissage, univ-lyon1.fr